À quoi ça sert
Ces 40 cartes recto verso aident l'enfant à comprendre comment un nombre est fabriqué. Au recto, le nombre en chiffres avec les fées et la poussière d'étoiles ; au verso, le même nombre en lettres avec les barres de dix. Les dizaines et les unités deviennent quelque chose que l'on voit et que l'on touche.
Pourquoi ces nombres résistent
Entre onze et seize, la langue française joue un tour aux enfants : les mots ne disent pas ce qu'ils cachent. Rien, dans « quinze », n'annonce que c'est une dizaine et cinq unités, alors que « dix-sept » ou « dix-neuf » le disent clairement. Il faut donc les retenir par cœur, et c'est pour ça que l'enfant écrit souvent 51 au lieu de 15.
Même piège pour les grandes dizaines. Soixante-dix, c'est soixante et dix ; quatre-vingts, c'est quatre fois vingt ; quatre-vingt-dix, quatre fois vingt plus dix. On demande à un enfant de cinq ou six ans une petite opération rien que pour nommer un nombre.
La solution : rendre visible
Chaque dizaine devient une fée d'une couleur, chaque unité un grain de poussière. L'enfant voit alors que quinze, c'est une fée bleue et cinq poussières, et que quatre-vingt-dix, c'est quatre fées roses et une bleue. Le nombre se construit sous ses yeux, de la plus grande fée à la plus petite.
Comment l'utiliser
Imprimez sur du papier épais, en recto verso, puis plastifiez avant de découper. Les cartes passent alors de main en main, se manipulent tous les jours et durent des années.


